Péripéties d’une future entrepreneuse

Voilà, l’Eté est passé… déjà ! Les vacances aussi… agréables et reposantes mais bien trop courtes.

Et ma vie de future entrepreneuse prend enfin tournure après ces longs mois de démarches.

Quelle idée aussi de vouloir se lancer pour Septembre ! (Ça je me le suis entendu dire plus d’une fois…) C’est alors qu’il fut difficile d’avancer avec un notaire overbooké par les ventes estivales, un comptable en congé tout le mois d’Août, des commerciaux (téléphonie, assurance…) qui vous harcèlent alors que vous ne savez pas encore quand vous créez votre entreprise, le ping pong incessant entre les différents interlocuteurs : Y « Ah mais vous devez voir ça avec X. » – X « Ah non c’est Y qui doit vous conseiller ! », les milliards (bon j’exagère un peu mais quand même il y en a beaucoup) de points à voir/vérifier/penser/choisir tout en décortiquant des termes juridiques et fiscaux…

Bref, j’ai cette désagréable impression de jouer au jeu du « colin maillard » depuis que j’ai commencé mes démarches. Mais je suis loin d’être démotivée !

Car heureusement, j’avance (petit à petit car seule la plupart du temps) les travaux et aménagements dans la boutique, avec la permission de ma super patronne qui m’a laissé l’accès tout le mois d’Août (et ces jours ci aussi puisque j’ai pris un peu de retard).

Tout ça pour vous dire que je suis en bonne voie, que ma vie de future entrepreneuse est déjà bien agitée (ça promets pour la suite ! lol) et que j’espère bien boucler mes démarches d’ici le mois d’Octobre !

 

Vis ma vie de jury d’examen

Voilà une autre raison pour laquelle j’ai été pas mal occupée : j’ai été jury pour différents examens !

J’ai été contactée une première fois par ma prof d’Arts appliqués pour évaluer les contenants du Certificat de Formation Fleuriste (CF, formation adulte).

Il s’agit pour eux de créer en quelques mois un « vase » pouvant recevoir des tulipes. Les candidats ont libre choix de la forme, des matériaux et des techniques utilisés. Avec leur création, ils doivent joindre un croquis préparatoire et une représentation de leur contenant une fois fleuri.

Emballée par cette première expérience, j’ai donné mes coordonnées aux professeurs de pratique florale et de gestion. Et ni une ni deux, j’ai été convoquée pour faire passer les oraux de Projet professionnel puis pour l’examen blanc de pratique du BP.

Pour l’oral, les élèves ont 2 ans pour préparer un dossier sur la décoration florale d’un événement de leur choix (exemple : mariage, inauguration, réception, salon…), fictif ou réel. Ce dossier est ensuite évalué par leur enseignant pour enfin être présenté oralement à un jury composé d’un professionnel fleuriste et d’un professeur de gestion.

L’examen blanc de pratique était quant à lui réparti en plusieurs épreuves :

le matin, 2h pour un bouquet lié et une composition piquée, et 1h30 pour un arrangement complexe, l’après-midi 3h pour la conception et réalisation d’un travail floral (structure réalisée à base de matériaux imposés connus au moins 1 mois à l’avance lors du tirage au sort du thème, qui après assemblage doit être fleurie). Le jury donne son évaluation en fonction de grilles de notations propres à chaque épreuve.

Et pour finir, j’ai fait passer l’épreuve de vente du CAP pour les candidats libres (découpée en 3 parties).

La première partie de cette épreuve se découpe ainsi :

  • Pendant 15min, les élèves devaient d’abord simuler une prestation de vente directe d’après un scénario choisi dans la liste par le jury (exemple : « Je reçois des amis demain. Je voudrais décorer ma table avec originalité. Que pouvez-vous me proposer pour un budget de 50€ ? »).
  • Puis pendant 10min, ils étaient évalués sur une transmission florale (exemple : « Je voudrais envoyer des fleurs à ma grand-mère qui habite Lille. Elle fête ses 70ans. Budget : environ 70€. ») en remplissant correctement un bon de transmission.
  • Ensuite, ils devaient faire une appréciation de leur prestation pendant 5min, en donnant leur point fort / point faible.

Pour voir d’autres exemples de scénarios, c’est par < LA > ! (jusqu’à la page 8)

S’en suivait une deuxième partie, pendant 50min maximum, les élèves devaient répondre à des questions d’ordre technique correspondant à différentes aptitudes du fleuristes :

  • utiliser des documents usuels dans l’exercice du métier de fleuriste
  • participer au maintien de l’attractivité du point de vente
  • offrir des services et des conseils au client
  • prendre en compte une réclamation
  • connaître son métier et son environnement professionnel

Pour voir un exemple de sujet, c’est par < ICI > !

Enfin, une fois ces différentes étapes passées, ils devaient se rendre auprès d’un 2e jury, uniquement composé d’enseignants, pour évaluer leur connaissance de l’environnement économique, juridique et social des activités professionnelles (25min).

Pour voir un exemple de sujet, c’est par < LA > ! (à partir de la page 9)

Et en bonus, les corrigés des questions, < ICI > !

Dans tous les cas, c’était vraiment une chouette expérience de passer de l’autre côté du miroir !

J’ai trouvé dans certains cas que la notation n’était pas si aisée. Mais j’ai essayé d’être la plus juste possible et objective, tout en faisant le nécessaire pour ne pas trop léser le candidat stressé ou visiblement mal à l’aise à l’oral. Ça m’a permis de voir l’envers du décor d’examens que j’ai moi même passé ces dernières années et donné des outils de travail pour mon futur en tant que maître d’apprentissage.

Orchidée - Serres botaniques du Parc de la Tête d'Or

Orchidée – Serres botaniques du Parc de la Tête d’Or

Ca y est le projet est en route !

Depuis mon dernier article, il s’en est passé des choses ! (et du temps aussi…)

Les jours, les semaines, les mois… se sont accumulés sans que je m’en rende compte. Je vais donc vous faire un point rapide.

Rose Free Spirit

Rose Free Spirit – Copyright Passiflore Creative

En Avril, j’ai effectué le stage obligatoire à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat : je n’ai pas appris grand chose du fait qu’on a abordé des aspects que j’avais déjà étudiés en cours durant mon BP mais j’ai pu obtenir quelques informations pratiques précieuses et avoir contact avec des artisans et d’autres interlocuteurs. Ça m’a permis d’avoir un retour d’expériences variées.

Ensuite, en Mai, j’ai rencontré le notaire qui finalement m’a renvoyé vers un cabinet comptable pour faire mon plan de financement ( De combien j’ai besoin pour me lancer ?) et mon prévisionnel (Quels seront les frais engendrés chaque mois dans les 2 à 3 premières années ?). Je fait donc en sorte de collecter un maximum d’informations et de conseils avisés, pour effectuer les meilleurs choix : banque, assurance, fournisseur d’accès internet, téléphonie mobile, devis auprès d’artisans pour la rénovation du local…

Heureusement, j’ai la chance d’avoir une patronne en or qui se rend très disponible pour répondre à mes attentes, questions et inquiétudes. Puis lorsque je vais aux achats, j’en profite pour interroger d’autres fleuristes gérants.

Le plus dur, c’est de faire des choix et de comparer les différentes propositions

car ça fait beaucoup d’informations à digérer d’un coup !

Sinon, dès que j’en ai l’occasion, je parle de ma reprise aux clients et c’est plutôt prometteur ! Certains pensent déjà que je suis la gérante et d’autres sont ravis que je prenne le relais et me font confiance. Rares sont les « frileux », car ils finissent par être rassurés par ma patronne ou par moi, quand je leur explique mon projet.

J’ai eu quelques doutes en début d’année surtout par rapport à ma vie amoureuse et sociale mais aussi du fait de la conjoncture économique. Mais mon mari m’a beaucoup rassuré et soutenu, j’ai pesé les pour et les contre et je suis maintenant confiante en mon projet.

Je vous dit donc à très bientôt pour la suite des aventures !

Projet en maturation !

2015 me voilà !

Les fêtes se sont bien passées et la nouvelle année démarre sur les chapeaux de roues !

Début janvier, j’ai assisté à une réunion d’information à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat sur le thème « Création ou reprise d’entreprise ». Ça m’a permis de faire le point sur certaines choses, d’approfondir quelques notions et de me poser encore plus de questions sur la réalisation de mon projet.

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Du coup, j’ai quand même envie de garder ce blog pour raconter mon expérience de reprise (qui je pense pourrait en intéresser plus d’un) et continuer de vous partager autant que possible ma passion pour le monde du végétal et de la création.

Ce qui implique quelques modifications : à suivre donc !

En réflexion…

Cette année sera une période charnière pour moi. Professionnellement s’opère un sacré changement.

Je suis embauchée dans la boutique où j’ai fait mon apprentissage du BP, ce qui me permet d’avoir un bel avant-goût de mon futur statut d’artisan indépendant !

En effet, mon quotidien est à présent rythmé (presque) comme celui de la gérante : je vais aux achats seule, assure les commandes, fait les livraisons et effectue le journal de caisse en plus de tenir la boutique !
Tout ça dans l’optique de reprendre le flambeau un jour prochain et c’est une belle occasion qui s’offre à moi. Car à priori, ce sera pour Septembre 2015. Croisez fort les doigts !

Du coup, je me demande quel avenir réserver à ce blog ?

J’ai envie de repartir de zéro, de faire un blog tout nouveau avec d’autres thématiques abordées…
mais j’ai peur de partir dans tous les sens, que ça ne colle pas ou que ça demande trop de temps…

Car oui, le temps va se faire rare. En parallèle de mon travail déjà très prenant, je vais à la pêche aux infos pour reprendre la boutique : quel statut, quels financements, comment, quand ?
Et là est toute la problématique : à quoi bon repartir de zéro si c’est pour rester au point mort au final ?

To be or not to be continued ?

Je cogites à tout ça et je vous dirais ce qu’il en est… prochainement !

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BP réussi !

Ca faisait longtemps que je n’avais pas publié d’article ici, et pour cause, j’étais très prise par mes révisions et la préparation de ma structure pour le BP !

Ces derniers mois auront été très intenses et riches en travail et stress. Et c’est avec un immense soulagement que je peux vous annoncer ma réussite au BP Fleuriste !

Ces deux années n’auront pas été évidentes mais elles m’ont permis de renforcer les acquis du CAP, de compléter mon expérience et de pousser encore plus loin ma technicité et ma créativité.

J’ai eu vraiment beaucoup de chance car en plus d’une maître d’apprentissage exceptionnelle, j’ai bénéficié d’un enseignement sérieux et approfondi grâce à mes professeurs mais aussi d’un soutien moral de mon conjoint et de mes proches.

Et la chance me sourit encore une fois, car un beau chemin fleuri s’ouvre à moi : ma patronne m’embauche pour me passer le relais progressivement afin qu’ensuite je puisse voler de mes propres ailes et reprendre la boutique !

Que du bonheur ! Bien contente que mes efforts aient portés leurs fruits !brazilian-passion-fruit-------passiflora-ligularis-seme-sandra-phryce-jones

Quelques vidéos sur le métier de fleuriste

Au hasard d’une recherche, je suis tombée sur une vidéo présentant le métier de fleuriste.

J’en ai alors cherché d’autres.

C’est pourquoi je vous ai concocté une sélection des meilleures d’entre elles (car il y en a d’autres sur le net).

J’espère qu’elles vous plairont !

 

Dessine-moi un métier : Comment on devient Fleuriste ? (TV Vendée – Oct. 2012)

 

Fleuriste (AFPA – 2004)

Fleuriste – Zoom sur les métiers (Orientation scolaire et professionnelle du canton de Vaud, Suisse – 2012)

 

Pascaline Mahé, fleuriste écolo dans l’émission Passage au Vert d’Ushuaïa TV (extrait de l’émission diffusée le 13/04/13)

 

Et pour finir un peu d’humour !

 

François l’embrouille en fleuriste

 

Coluche (le fleuriste) et Sylvie Joly (la cliente)

Bon visionnage !

Pour me contacter (enfin !)

J’ai récemment remarqué que j’indiquais dans mes réponses aux commentaires de me contacter par mail… seulement, ce n’était pas possible étant donné qu’il ne figurait nulle part !!!

Voilà qui est rétabli, puisque dès à présent, vous pouvez le faire via la page Me contacter.

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Toutes mes excuses à toutes celles et tous ceux qui auraient aimé me contacter auparavant.

J’attends vos messages avec impatience maintenant.🙂

Les différences d’activité dans l’année d’un fleuriste

Dans le métier de fleuriste, il existe une alternance entre des périodes creuses et d’autres plus actives dites « les fêtes fleuristes ».

D’ailleurs depuis début Décembre a commencé une drôle de période, celle que l’on appelle « les fêtes de fin d’année ». Et c’est jusqu’au début du mois de Janvier que se joue ce moment crucial : notre plus gros chiffre d’affaire de l’année avec environ 25% du chiffre annuel ! Ça vous étonne, n’est-ce-pas ?

Vous pensiez sûrement que la St Valentin était la plus importante de toutes les fêtes, et non !
Mais elle fait quand même partie du top 3 des fêtes fleuristes qui est, pour ma boutique, le suivant :

  1. les fêtes de fin d’année (Noël + Jour de l’an)
  2. la fête des mères
  3. la St Valentin

Ce sont là nos trois périodes de forte activité. Mais pour d’autres fleuristes, il y a en plus la Toussaint qui est considérée comme moment fort. D’autres fêtes ont aussi un impact sur notre activité mais il est plus modéré : fête du travail, fête des grands mères, fête des pères, journée de la femme…

Au début, les moments de calmes avant la tempête peuvent paraître déconcertants car souvent longs et peu actifs, ce qui donne l’impression de ne rien faire. Mais par la suite, on apprend à s’occuper utilement, en préparant ses idées pour les fêtes à venir, en s’avançant dans son travail si possible (inventaire des stocks disponibles, création de structures à fleurir, décoration de contenants, montage d’accessoires…), en expérimentant de nouvelles techniques ou matières… et surtout on finit par apprécier ce « calme » pour mieux affronter la « tempête » à venir.

Car pendant les moments de « bourre », on ne compte plus ses pas, on manutentionne beaucoup, on fait énormément de gestes répétitifs, les heures défilent, il faut aller vite et bien sans s’emmêler les pinceaux et en gardant contrôle de soi ! Ce sont des moments qui peuvent être stressants, fatigants voire même épuisants. Et souvent, les exigences du clients sont bien au dessus de la normale, ce qui n’aide en rien à la fatigue générale et au stress.

Malgré tout, ce sont des instants qui en plus d’être forts commercialement le sont surtout humainement parlant car grâce à notre travail de fleuriste, nous semons de la joie et/ou du réconfort autour de nous.

Car le fait d’offrir ou de recevoir des fleurs rime souvent avec bonheur et c’est ce qui fait toute la poésie de notre métier.

 

Massification et Structuré

Début Septembre, nous avions revu les techniques de la massification et de la répartition structurée.

Dans les deux cas, il faut bien veiller à alterner des végétaux dits « nerveux » avec d’autres dits « calmes ». Un végétal calme a une forme sur laquelle le regard se pose (souvent plat, rond, à bord lisse… comme la rose ouverte ou le Salal par exemple). A contrario, un végétal nerveux a une forme « indéfinie » qui trouble le regard (bord dentelé, couleur panachée…. comme le Gypsophile ou l’Asparagus par exemple).

La massification consiste à créer des masses de végétaux afin de les rendre matière. Les masses sont réparties à l’oeil ( généralement 2 par variété, une étant plus importante que l’autre).
Ici, nous devions réaliser un coussin rond massifié. J’ai donc essayé de faire des masses de Roses d’un beau parme (dont je ne me rappelle plus du nom…), de Roses ‘Kiwi’, d’Alchémille, de pommes Malus, et de feuilles de Vigne vierge (Ampelopsis), glanées dans le parc de l’école pour ces dernières. J’ai voulu travailler le Violet en contraste avec le vert acidulé de l’Alchémille et des Roses ‘Kiwi’ et le rouge de l’Ampelopsis et des Malus.

massification

La répartition structurée consiste quant à elle à faire des lignes de végétaux qui rentrent dans une forme (rond, cône, losange…).

coniqueIci, nous devions réaliser un conique structuré. Pour ma part, je n’ai pas assez exagéré les proportions (ce qu’il aurait fallu faire pour compenser l’importance du contenant (couleur vive)) et j’ai utilisé trop d’éléments nerveux. Mais j’ai bien respecté la forme du cône. J’ai utilisé de gauche à droite : du mini Chrysanthème violet, des fleurs de Carotte sauvage séchées, du mini Chrysanthème jaune, des grappes de Phytolacca nettoyées (fuchsia) et de la Fleur de Cirier blanche (Wax).